Lutte contre les violences faites aux femmes – Les projections d’un atelier des parlementaires à Kita

Lié dans nos blogs avec Give someone you never met, a gift they will never forget, et avec Clinic to fight taboo of female mutilation. – Publié dans MaliWeb.net, (Source: Le Psychiatre), Jan. 4, 2011.

Le réseau des parlementaires maliens pour la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, sous l’égide de l’assemblée nationale et en collaboration avec l’Union interparlementaire (UIP) a organisé un séminaire d’information et de sensibilisation pour la population de Kati du 27 et 28 Décembre 2010 dans la maison des jeunes de Kati.

Pour l’honorable Alou Aya, en sa qualité de président du réseau des parlementaires Maliens pour la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, c’était un honneur et un grand plaisir de s’adresser à l’assistance. Pour lui, la forte participation dénote de l’importance accordée au thème de ce séminaire, car la violence à l’égard des femmes et des filles est une véritable pandémie. Selon les données fournies par les pays, sept (7) femmes sur dix (10) subissent des violences physiques, sexuelles au cours de leur existence.

Cette violence conjugale, abus sexuels des filles à l’école, harcèlement sexuel au travail, mariage précoce ou forcé, mutilations génitales, agression sexuelles, violes comme tactique de guerre, aujourd’hui, la violence familiale et le viole contribuent des risques plus importants pour les femmes entre 15 et 44 ans, que le cancer, les accidents de la route ou le paludisme, on note cependant des progrès.

L’action de plusieurs parlements a contribué à rendre visible la violence contre les femmes et les filles au niveau national et à en faire une question prioritaire de l’agenda politique. Un nombre croissant de pays a adopté des lois et institué des plans nationaux d’action pour remédier ç ce problème. Mais des lacunes subsistent et il reste beaucoup à faire pour accélérer les progrès et apporter un véritable changement à la vie des femmes partout dans le monde. Que pouvons nous faire, nous parlementaires pour que ce problème soit reconnu par tous et que la lutte pour faire reculer cette violence devienne une priorité nationale dans notre pays?

Nous savons que la réponse à la violence à l’égard des femmes et des filles doit être globale et néanmoins être adaptée à la situation de chaque pays.

Elle doit englober la prévention, la protection et l’aide aux victimes, ainsi que la répression des agresseurs. Pour être efficaces, les actions doivent reposer sur une collaboration étroite entre les différents acteurs chargés de la prévention et de la lutte contre la violence faite aux femmes … //

… A l’issue des travaux, le séminaire a recommandé la poursuite et d’approfondissement des débats entre les parlementaires, les représentants de la société civile et les faiseurs d’opinions, afin que tout travail sur un projet de loi contre les violences faites aux femmes et aux filles, notamment sur l’excision, s’accompagne d’un vaste travail d’information et de sensibilisation avant et après l’adoption possible de la loi. C’est dans le cadre de cette information et de cette sensibilisation que s’est inscrit le présent séminaire. Il a fait appel à d’éminents experts dans les domaines de la détermination des typologies et les entraves actuelles possibles, à la mise en œuvre d’une législation sur les violences faites aux femmes et aux filles en général, et sur les mutilations génitales en particulier, la législation national, régionale et internationale ; la position des religions par rapport à la question.

Pour souligner l’importance du sujet, l’honorable Kalifa Doumbia a cité feu Monseigneur Luc Sangaré qui disait dans une de ses allocutions de nouvel an : « la violence est un mauvais serviteur de l’amour et sans amour il n’y a point de progrès ».
Par Mamadou D Traoré
(Le Psychiatre, est seul responsable du contenu de cet article).

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