LUTTE CONTRE LA PRATIQUE DE L’EXCISION : Pour une chaîne de protection des filles

Liés sur nos blogs avec ClitorAid, avec Clinic to fight taboo of female mutilation, avec Chirurgie Esthétique Paris – Dr Jacques Derhy, et avec E-Mail exchange about ClitorAid having been created by a “sect”.- Publié sur faso.net, par Hamadi BARO, 8 février 2011.

En prélude à la commémoration de la Journée internationale tolérance zéro aux mutilations génitales féminines le 6 février, le Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre la pratique de l’excision (SP/CNLPE) a organisé une rencontre d’échange avec la presse nationale autour des vingts ans de lutte. C’était le 5 février 2011 à l’hôtel Splendid.

Pour arriver à la fin de cette pratique de l’excision, il faut qu’à tous les niveaux, nous puissions oeuvrer main dans la main. Et nous fondons beaucoup d’espoir sur la presse, parce que c’est vous qui allez nous aider à faire évoluer les mentalités et à faire changer les comportements. Aussi faut-il que cette presse comprenne quel est l’enjeu de ce problème et quels sont les problèmes que la pratique de l’excision peut créer aux petites filles, aux jeunes filles et aux femmes”. 

C’est en ces termes que Marie Rose Sawadogo, secrétaire permanente, a justifié l’importance de cette rencontre d’échanges avec la presse. Elle a, à travers un exposé, fait l’état des lieux des mutilations génitales féminines dans le monde et au Burkina Faso. Après 20 ans de lutte contre ce fléau qui mine la gent féminine, des acquis ont été engrangés mais beaucoup reste encore à faire, dira la secrétaire permanente. Si au début il était pratiquement impossible de parler de la pratique de l’excision, “de nos jours, la plus grande victoire est qu’on peut parler librement de cette pratique”, a-t-elle souligné avant de relever que de plus en plus, les populations comprennent la nocivité de cette pratique et oeuvrent à ce qu’elle recule. “Nous avons également, dira-t-elle, l’engagement de tout un chacun et des différents leaders politiques, administratifs, coutumiers, religieux et associatifs”.

L’engagement des gouvernants: … //

… L’engagement des gouvernants, selon Marie Rose Sawadogo, SP/CNLPE “L’an dernier, le gouvernement a fait un effort puisqu’il nous a donné 50 millions de F CFA en plus. Mais lorsque nous avons divisé ces 50 millions de F CFA par le nombre de comités régionaux, provinciaux et communaux, aucune structure ne pouvait avoir plus de 50 000 F CFA. Avec 50 000 F CFA, excusez-moi, qu’est-ce que vous voulez que les gens fassent ? Nous souhaiterions qu’un effort supplémentaire soit fait afin de pouvoir nous accompagner. Et les partenaires ne mettront effectivement des financements supplémentaires que quand ils constateront que la Burkina en a fait un problème primordial et qu’en fonction de cela, le gouvernement a prévu les financements nécessaires en vue de l’élimination de la pratique de l’excision”. (voir texte entier).

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