Cinq cent mille femmes excisées en Europe : Le ministre de la Sécurité présente la contre offensive de la République suisse

Publié sur Wal fadjri /Société, par El Hadji Gorgui Wade NDOYE, Continent Premier.Com), 12 Feb 2011.

La Suisse ne s’apprête pas (seulement) à adopter une loi permettant de réprimer les mutilations génitales féminines commises dans le pays, mais aussi celles commises à l’étranger par des résidents suisses. En attendant son adoption, Mme Isabel Rochat, Conseillère d’Etat (ministre) genevoise en charge du département de la Sécurité, de la Police et de l’Environnement, a déclaré aux Nations-Unies qu’’aider ces femmes (exciser) à retrouver leur dignité est une condition pour conserver la nôtre’. 

GENEVE – La survivance des mutilations génitales féminines (Mgf) est particulièrement forte dans les communautés de migrants où, traditionnellement, seules les filles excisées peuvent nourrir l’espoir de faire un bon mariage et où l’abandon de cette pratique peut conduire à la stigmatisation de toute une famille. Selon les Nations-Unies, les mutilations génitales féminines affectent entre 100 et 140 millions de filles et de femmes à travers le monde. Jadis associée exclusivement à l’Afrique, l’excision menace désormais chaque année quelque trois millions de fillettes en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient et aussi dans certaines communautés migrantes en Europe … //

… INSTRUMENTS INTERNATIONAUX ET LEGISLATIONS CONTRE L’EXCISION : Dix-neuf pays africains et onze européens ont légiféré:

Ils sont dix-neuf pays africains (Afrique du Sud, Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Djibouti, Egypte, Erythrée, Ethiopie, Ghana, Guinée, Kenya, Mauritanie, Niger, Ouganda, Sénégal, Tanzanie, Tchad, Togo, Zambie) et onze pays européens (Autriche, Belgique, Chypre, Danemark, Espagne, Italie, Luxembourg, Norvège, Portugal, Royaume-Uni, Suède) à avoir adopté des lois ou autres mesures législatives contre les Mgf. En Suisse, les Chambres fédérales sont saisies d’un projet de loi spécifique permettant de réprimer les mutilations génitales féminines commises dans le pays, mais aussi celles commises à l’étranger par des résidents suisses. Quatre autres Etats (Australie, Canada, Etats-Unis d’Amérique et Nouvelle-Zélande) ont aussi légiféré contre les MGF.

L’Union africaine a adopté, entre autres instruments, le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits de la femme en Afrique. L’Assemblée générale des Nations-Unies a adopté plusieurs résolutions concernant l’éradication des Mgf. (texte entier).

(Gorgui NDOYE est correspondant à Genève. Il est directeur rédacteur en chef du site internet Continent Premier
).

Links:

meme article sur Tribune de Genève /le blog de Continent Premier – un regard Africain sur l’Actualité, le 12 février 2011;

Cameroun: MGF – Des pratiques à couper court, dans allAfrica;

Tolérance zéro envers les MGF, dans news225, l’actualité d’Abidjan.

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