Abandon de toutes formes d’excision: amorce d’un déclic

Publié dans Africa Time, (Copyright dans La Nation/Djibouti), par Neima Egueh, 1 avril 2011).

Après la cérémonie inaugurale de lundi dernier, l’atelier de formation sur les dangers et les complications des mutilations génitales féminines a poursuivi mardi ses travaux dans les murs de l’Institut Supérieur de la Science et de la Santé (ISSS), sis à l’hôpital général Peltier.

Lu-delà des discours de bonnes intentions sur l’abandon de toutes formes d’excision, les propos chocs de la sage femme Mako Mahamoud a sensibilisé les participantes de l’atelier de formation sur les dangers et les complications des mutilations génitales féminines. 

Son argumentation a démontré que les femmes victimes d’excision ont sensiblement plus de risques d’éprouver des difficultés lors de l’accouchement. Et que leurs bébés sont davantage exposés au risque de mourir.

Parmi les complications graves de l’accouchement figurent notamment les risques de césarienne, de forte hémorragie après la naissance et d’hospitalisation prolongée.

Les mots de Mako Mahamoud vont dans le sens des conclusions d’une récente étude. Laquelle fait le lien entre la gravité des complications et la sévérité des formes d’excision.

Chez les femmes qui ont subi la forme la plus extrême de mutilation, le risque de césarienne est en moyenne de 30 % supérieur par rapport à celles qui n’ont subi aucune mutilation.

Grâce aux campagnes de sensibilisations faites par l’ADEPF, le Ministère de la santé et celui de la Promotion de la Femme, un déclic s’est produit dans les consciences des exciseuses qui se disent favorables pour l’abandon de toutes formes d’excisions.

Les mères aussi parce qu’elles se sont rendues compte des dégâts causés par cette pratique pharaonique chez les jeunes filles. « La pratique de la mutilation génitale féminine est profondément ancrée dans la culture et la tradition, mais il ne faut pas lui permettre de se maintenir … (full text).

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