Mutilations génitales féminines: qu’impose l’immigration aux rites de purification des sexes?

Quand: Mercredi 18 mai 2011, de 20h à 22h; Lieu: Carpe Diem, rue Van Dijk 47, Bruxelles, à 10.30 h.
Renseignements: Entre deux mondes, ou ici, ou par Tel.: (Belgique) 0472/44 73 86.

Publié dans La Revue Nouvelle / (rédaction), May 8, 2011.

D’un point de vue « ethnopsy », faire face aux MGF requière d’associer les personnes et groupes concernés, en dépassant tant le culturalisme (qui les accepte dans la construction identitaire des cultures où elles ont lieu, sans tenir compte de leurs dégâts) que l’universalisme (qui les condamne comme atteintes à l’intégrité corporelle, sans tenir compte de leurs sens et fonctions culturels et religieux). 

Les justifications données à ces pratiques ne sont pas intouchables mais doivent être prises au sérieux, de même que leurs dimensions festives et économiques. C’est par la négociation entre les acteurs que se construiront les réponses les mieux agencées.

Juridiquement, les MGF présentent deux aspects : fuir un pays pour échapper, soi ou ses fillettes, à ces pratiques assimilables à de la torture, peut donner droit au statut de réfugié ; ces pratiques sont pénalement condamnables en Belgique.

Respecter la complexité des choses requiert d’articuler ces différentes logiques. Avec :

  • Philippe Woitchik, psychiatre, ethnothérapeute,
  • Céline Verbrouck, avocate, présidente de l’asbl Intact,
  • Olivier Ralet, philosophe, coordinateur du collectif Entre deux Mondes.

Modérateur du débat: Fatima Haouas, politologue.

Liens:

Lutte contre les mutilations génitales au fouladou: Les élus formés, par Babacar Diouf et abdou Diao, le 9 Mai 2011.

Déclaration départementale d’abandon de l’excision et des mariages forces, par Samba Niébé BA, le 10 Mai 2011.

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