Collectif Liégeois de lutte contre les MGF

Publié dans Le Forum, Bruxelles: Contre les MGF, par Jacques Chjevalier, le 14 Mai 2011.

Pourquoi en Belgique, en 2011, se préoccuper des mutilations génitales féminines qui sont un phénomène ne concernant que quelques pays essentiellement africains où leur existence même est à la fois interdite par les autorités et constituent dans la population une espèce de tabou ?

Parce que, et cela date d’il y a moins d’un demi-siècle, des femmes originaires des pays où l’on pratique les MGF ont décidé de rompre le fardeau du silence et certaines ont osé dire non à cette tradition bien plus puissante même que les religions, une tradition plusieurs fois millénaire.

Parce qu’aussi, vu la mondialisation, des personnes originaires des pays où se pratiquent les MGF migrent vers d’autres continents espérant y trouver la liberté, la paix, une vie un peu meilleure et sans s’en apercevoir portent dans leurs nouveau pays une bonne part de leur culture y compris les mutilations génitales. C’est dire que nombre de victimes et de victimes potentielles que sont les fillettes arrivent dans nos pays que l’on dit civilisés et corollairement arrivent aussi des exciseuses.

Les MGF deviennent donc un problème planétaire et il est normal que nombre de gens s’y intéressent car les mutilations sont une atteinte physique grave à l’être humain. On dit aussi que ces mutilations ne sont qu’une affaire de femmes et ne concernent pas les hommes, pourtant, à y réfléchir c’est un peu simpliste et réducteur, les hommes sont aussi concernés, non par la douleur de l’acte à leur niveau mais par le fait que les blessures touchent leurs femmes et leurs filles et que leurs conséquences sur leur santé peuvent conduire à des décès lors des accouchements ou dans le temps selon les infections possibles … //

… J’ai le plaisir de diriger ce collectif depuis sa fondation, je suis un homme, européen, belge, et ma femme est belge, je suis donc loin d’être concerné sauf que je suis co-fondateur avec mon ami Ibrahim de l’association LîDjibouti et, de ce fait la lutte contre les MGF est devenue mienne au quotidien. Mon voeu est que ces mutilations cessent au plus vite, la lutte sera encore longue, et périlleuse surtout pour les femmes qui la mènent dans les pays concernés et même en Europe. IL est aussi que de plus en plus de mes compatriotes soient le mieux informés sur les MGF et nous rejoignent dans le combat. Femmes et hommes de Belgique et d’ailleurs, nous vous attendons pour mieux nous battre pour le respect de l’intégrité corporelle de la Femme et de ses droits.

Contactez-nous via notre forum Internet:  vous trouverez là plein d’infos sur les MGF ainsi que sur les actions de notre collectif liégeois et d’autres associations amies.

(Jacques CHEVALIER, Coordinateur CLMGF, 0476/479388, lettre électronique).

Comments are closed.