Halte à la mutilation genitale feminine, Une norme sociale qui peut être abandonnée

Publié dans UNICEF, le 2 juin 2011.

Toutes les 10 secondes, une fille de moins de douze ans endure les souffrances d’une mutilation génitale – ceci concerne chaque année trois millions de petites filles. A l’échelle de la planète, on estime à 130 millions le nombre de filles et de femmes (15 à 49 ans) qui subissent cette pratique. La mutilation génitale féminine est très répandue dans de nombreux pays d’Afrique – en raison des mouvements migratoires, elle atteint aussi l’Europe et la Suisse.

La Situation: 

Depuis 1993, la mutilation génitale des petites filles est considérée officiellement comme une violation des droits humains. C’est un acte discriminatoire qui entraîne des séquelles physiques et psychiques à vie pour les personnes concernées. A l’échelle de la planète, on estime à 130 millions le nombre de filles et de femmes mutilées. Chaque année, trois millions de petites filles subissent cette pratique.

Dans de nombreux pays d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest, du Moyen-Orient et d’Asie de l’Est, la mutilation génitale féminine continue d’être très répandue. Car les parents désireux de préserver leurs filles les exposent à ne pas pouvoir se marier. La mutilation génitale féminine est une norme sociale que la société concernée accepte comme telle et exige.

L’aide de l’UNICEF:

Le point de départ du travail de l’UNICEF consiste à reconnaître la mutilation génitale féminine comme norme sociale et d’intégrer dans sa démarche tous les domaines de la société concernés. UNICEF Suisse se mobilise depuis plus de dix ans dans les pays d’origine et de destination des populations migrantes – donc en Suisse aussi – en faveur de l’abandon de la mutilation génitale féminine.

Pour transformer cette norme sociale, l’UNICEF travaille en étroite collaboration avec les décideurs, notamment les responsables des gouvernements, les imams et les réseaux locaux. Au moyen de campagnes d’information et de sensibilisation, il s’agit d’amener les communautés concernées à transformer elles-mêmes cette norme sociale de manière à ce qu’elles puissent renoncer à mutiler leurs filles et que ces dernières, même non excisées, soient jugées dignes de se marier. Plus les familles sont nombreuses à adhérer à cette démarche, plus les chances de mariage des filles non mutilées augmentent.

Des bases légales claires:

L’information, la sensibilisation et la prévention
La consolidation du statut des filles et leur protection
Le transfert du savoir et l’échange d’expérience entre les pays d’origine et les pays d’immigration

L’UNICEF est convaincue que grâce à des lois uniformes, à des campagnes d’information et de sensibilisation ciblées, à une collaboration étroite avec les responsables de décisions et à un échange d’expérience continu entre les pays d’origine et d’immigration, la pratique de la mutilation génitale féminine peut être abandonnée en l’espace d’une génération … (texte entier).

Liens:

Les acteurs pour une application de la loi 99-05, dans SudOnline.sn.

Notre approche interdisciplinaire de la didactique de la population, publié dans GEEP, pas daté et pas d’auteur.

Cameroun: Mutilations génitales féminines, Des pratiques à couper court, dans SENEGO, le 1er juin 2011.

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