Abandon total de toutes formes d’excision – Une mobilisation sociale

Publié dans La Nation.dj, par Ali Fayçal Ahmed, le 8 juin 2011.

Il existe une volonté nationale qui vise une éradication de toutes formes d’excision parmi les milieux urbains et ruraux du pays. Celle-ci s’est traduite par la tenue d’un nombre d’ateliers de réflexion et de conférences sous-régionales sous nos cieux. Autant de rencontres ont été ponctuées d’appels sensibilisateurs sur les conséquences multiformes et néfastes des mutilations génitales féminines à l’endroit des masses djiboutiennes. On a entendu en début de soirée de lundi dernier une même rhétorique autour de ces pratiques qui datent de l’ère pharaonique au sein du centre de développement communautaire de Quartier 4 … // 

… Une marée humaine, majoritairement féminine, a réservé un accueil chaleureux aux visiteurs de marque avec à leur tête la nouvelle ministre de la Promotion de la Femme et du Planning Familial, chargée des Relations avec le Parlement, Mme Hasna Barkat Daoud, au sein du centre de développement communautaire de ce quartier populaire.

La délégation de la jeune ministre comprenait notamment la secrétaire générale de son cabinet ministériel, Mme Halo Aboubaker Houmed, la vice-présidente de l’UNFD, Mme Aïcha Gaas, le responsable de l’ONG Tostan, M. Mohamed El Kebir, l’adjointe du maire de la capitale, Mme Fatouma Dabaleh. Notons la présence de dix-sept représentantes du tissu associatif féminin et de notables coutumiers parmi la foule regroupée sur place dans ce quartier hétérogène.

« C’est d’ailleurs ce brassage multiculturel qui a favorisé le combat contre le mal de la déformation génitale au sein de notre quartier prouvant ainsi l’exemple d’une meilleure cohésion sociale dans la capitale» selon l’avis de la présidente du comité de gestion communautaire du Quartier 4, Mme Kadra Awaleh Hassan.

Les mots de la présidente démontrent bien que la cohésion sociale est le vecteur par excellence du progrès social, support d’accomplissement des droits humains essentiels, spécialement sur l’intégrité et la dignité des filles et des femmes. On retrouve une même logique dans les propos de la ministre Hasna Barkat Daoud. «

Le respect de ces droits est une priorité du gouvernement djiboutien engagé à faire valoir la dignité des victimes des mutilations en premier les femmes » a-t-elle indiqué en substance aux participants de cette soirée.

Laquelle s’inscrit dans la continuité des actions de sensibilisation de proximité toujours de mise contre les mutilations génitales féminines au Quartier 4.

Une mobilisation sociale aussi permanente va dans le sens du programme communautaire de promotion et de protection des droits humains, lancé il y a trois années de cela par le Ministère de la Promotion de la Femme avec l’appui technique d’une organisation non gouvernementale de solidarité internationale Tostan et le soutien financier de l’UNICEF.

Aujourd’hui, le bout du tunnel est presque atteint. Plus d’une trentaine(33) communautés reparties dans la capitale et dans les villes des régions de l’Intérieur ont bénéficié de l’expertise de l’ONG Tostan en matière de lutte contre ces pratiques ancestrales néfastes à la santé et la dignité humaines tout au long du programme en question … (texte entier).

Lien: AFRIQUE/GUINEE BISSAU: Satisfaction de l’Eglise suite à l’approbation de la loi interdisant les MGF, dans Chrétienté Info, par Agenzia Fides, le 10 juin 2011.

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