Yamoussourko: 325 CAS DE VIOLES SIGNALÉS

Publié dans framat.info, par Coulibaly Souleymane, le 22 juin 2011.

Sous l’égide de certaines agences du système des Nations unies (Unfpa, Unicef et Unhcr) se tient depuis hier lundi dernier à l’Hôtel des parlementaires de Yamoussoukro,  un atelier international de formation des formateurs en matière de violences basées sur le genre (Vbg).  Il s’agit, selon les organisateurs, de renforcer les capacités des maîtres formateurs locaux par la mise en place d’interventions de qualité et coordonnées à même de leur permettre de prévenir et répondre efficacement aux questions des violences basées sur le genre. 

Parlant au nom de Mme Suzanne Konaté Maïga, représentante résidente de Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) Côte d’Ivoire, Mme Kouyé Pauline, chargée de programme Genre, culture et droits humains, a dépeint un tableau sombre des violences basées sur le genre en Côte d’Ivoire depuis la crise militaro-politique de 2002, exacerbée par la récente crise post-électorale. Selon elle, la dernière analyse de la situation sur les Vbg a montré que « … de 2000 à 2007, un total de 846 cas de violences sexuelles ont été enregistrés dans les structures sanitaires de huit localités issues des ex-régions Centre, nord et ouest (Cno)… En outre, l’excision concerne 2 femmes sur 5 et n’a pas diminué entre 1998 et 2005» … //

… En réponse, le préfet M. Ekponon Assoumou André a reconnu la problématique du fléau qu’est la violence basée sur le genre. «  En effet, malgré les efforts du gouvernement et de ses partenaires au développement pour réduire la vulnérabilité des femmes et des enfants qui sont les plus exposés, à travers la scolarisation de la jeune fille et l’autonomisation des femmes,  les questions liées à l’égalité des sexes nécessitent un investissement plus important en capital humain, matériel et financier pour la mise en œuvre d’une stratégie plus adaptée au contexte actuel du pays », a-t-il affirmé.

Il a exhorté les participants à profiter de cet atelier intensif  de dix jours afin qu’il soit à la hauteur des attentes du gouvernement ivoirien. A savoir : faire reculer les Vbg mais de façon générale, améliorer la qualité de vie des populations rendues vulnérables par la pauvreté, l’analphabétisme et les crises à répétition.
Coulibaly Souleymane correspondant régional. (voir le texte entier).

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