L’Afrique se mobilise pour bannir les MGF

Publié dans Afrique en ligne, par Pana, le 27 juin 2011.

Société – L’interdiction de la Mutilation génitale féminine (MGF) fait partie de l’agenda des travaux de la 19ème session ordinaire du Conseil exécutif (CE) de l’Union africaine (UA), qui commencent ce dimanche, à Malabo, en Guinée équatoriale. Le point relatif à MGF a été proposé par le Burkina Faso, afin de sensibiliser les Etats africains à appuyer pleinement le projet de Résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies visant à interdire la MGF dans le monde, en tant que pratique “nocive pour la santé des femmes”. Le projet de Résolution en question est le résultat d’une campagne menée notamment par le Burkina Faso et l’Egypte, parmi d’autres pays, après qu’il a été révélé que 91,5 millions de victimes de ce phénomène dans le monde, sont essentiellement des enfants de moins de neuf ans … // 

… Parmi les actions préconisées figurent la création et l’application de mécanismes nationaux pour informer, sensibiliser, prévenir et réprimer la pratique des MGF, ainsi que la ratification et la mise en œuvre des instruments juridiques régionaux et internationaux de lutte contre le phénomène parmi lesquels figure le ‘Protocole de Maputo’.

Sur le continent africain, les principales actions de lutte contre ce phénomène sont attribuées au Comité interafricain sur les pratiques traditionnelles qui affectent la santé des femmes et des enfants (CIAC), présidé par le Burkina Faso depuis 2008, et aux comités nationaux présents dans 28 Etats du continent considérés comme les plus affectés.

Leurs initiatives et celles des autres intervenants ont conduit à l’adoption, en 2003, du Protocole de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples sur les droits des femmes, communément appelé ‘ Protocole de Maputo’.

Cet instrument consacre des dispositions pour la protection et la garantie des droits des femmes et oblige les Etats africains a prendre des “mesures politiques et législatives” pour l’élimination des mutilations génitales féminines.

La PANA a appris que, jusqu’à présent, moins de 20 de ces 28 Etats africains les plus affectés ont adopté les législations contre les MGF, dont le promoteur du thème, le Burkina Faso, un pays où, selon les appréciations officielles, ces rituels sont encore pratiqués sur environ 49,5 pour cent des femmes.

Le Bénin, la Côte d’Ivoire, Djibouti, l’Egypte, l’Erythrée, l’Ethiopie, le Ghana, la Guinée, le Niger, le Nigeria, le Kenya, la République Centrafricaine, le Sénégal, le Tchad, la Tanzanie, le Togo et l’Ouganda ont déjà mis en place des législations contre les MGF.

En Afrique, la plus grande incidence de ce phénomène a été identifiée dans neuf pays (Djibouti, l’Egypte, l’Erythrée, l’Ethiopie, la Guinée, le Mali, la Sierra Leone, la Somalie et le Soudan) où plus de 85% des femmes sont victimes de mutilations génitales.

Dans certains pays, la proportion varie “selon l’ethnie, la catégorie sociales et la génération”, et ce sont seulement certaines fractions de la population qui sont atteintes, oscillant entre 25 et 85 pour cent au Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Egypte, Gambie, Guinée-Bissau, Liberia, Kenya, Sénégal et Tchad, tandis que dans d’autres, tels le Bénin, Cameroun, Ghana, Niger, Nigeria, Ouganda, République Centrafricaine, RD Congo, Tanzanie et Togo, elle est inférieure à 25 pour cent. (texte entier).

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