Mamou: Comment amener les communautés à la prévention et à l’abandon de l’excision

Publié dans Barkere, par M. Sory, le 30 juin 2011.

A l’initiative du Ministère d’Etat à la Promotion Féminine et à l’Enfance, avec l’appui financier de la coopération allemande, il s’est tenu récemment, dans la ville carrefour Mamou, un atelier sur les mutilations génitales féminines.

La rencontre avait pour objectifs, l’accroissement de la participation des communautés dans la prévention et l’abandon de l’excision. Une trentaine de spécialistes de santé, d’ONG et de leaders religieux ont pris part à l’atelier.

Pour mémoire et selon des statistiques d’une étude effectuée en 1999, 99% des femmes guinéennes sont excisées. En 2005, ce taux était de 96% d’où une faible réduction annuelle de 0,5%. Selon la même source, 980 femmes sur 100 000 meurent à l’accouchement. 

Les mutilations génitales féminines constituent les principales causes de cette situation, devenant ainsi une préoccupation pour l’ensemble du pays. Malgré tous les efforts fournis en matière d’élaboration de textes de lois interdisant l’excision, les campagnes d’information, de sensibilisations, et d’introduction de l’enseignement des modules dans le système éducatif à tous les niveaux, certaines communautés continuent de pratiquer les mutilations génitales, les considérant comme des prescriptions religieuses à lors que ni le coran ni la bible ne souscrivent en la pratique … //

… Une nouvelle approche du processus a été abordée, celle de l’écoute et du dialogue. Au coures de l’atelier, des thèmes liés aux croyances, aux valeurs et attitudes traditionnelles ont été abordés.
D’autres thèmes non moins importants ont été traités par l’Association des sages-femmes de Guinée, assistée de la Direction régionale de la Santé de Mamou.

Au nom de la Coopération allemande, bailleur de fonds de l’atelier, Docteur Aissatou Dieng a dit que l’objectif de ce double atelier s’inscrit dans le cadre des préoccupations des partenaires pour l’augmentation de la participation communautaire dans le cadre de la prévention et de l’abandon des mutilations génitales féminines.

La représentante du bailleur de fonds (la G.I.Z) a réitéré l’engagement de son institution a toujours appuyer les efforts du gouvernement du professeur Alpha condé pour faire de la mutilation génitale féminine un lointain souvenir.

Le chef de Cabinet du gouvernorat de Mamou, Monsieur Mara a au nom des autorités régionales lancé le slogan ‘’Tolérance Zéro’’ pour les mutilations génitales féminines, et cela pour le bien de tous mais surtout des femmes. (texte entier).

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