Formation d’élèves sages-femmes sur les méfaits des MGF

Des connaissances utiles à l’exercice de la profession – Publié dans La Nation, 1er Quotidien Djiboutien, par FIA, le 26 Septembre 2011.

L’initiative est de l’ADEPF, elle est menée en partenariat avec le ministère de la promotion de la Femme et du Planning familial et le ministère de la Santé, sur financement de l’AGFUND. Elle vise en ligne de mire l’amélioration des connaissances et le renforcement des capacités des bénéficiaires de l’instruction sur les dangers des mutilations génitales féminines et les co  mplications qu’elles engendrent … //  

… Essentiellement axée sur l’aspect médical de la pratique des MGF et dispensée par Mme Mako Mahmoud Ali, technicienne de la direction «Mère et enfant » au ministère de la Santé, cette formation vise en finalité à enrichir les connaissances des élèves sages-femmes de l’ISSS et à renforcer leurs capacités afin de mieux agir dans l’exercice de leur profession.

Mené en partenariat par l’ADEPF, le ministère de la promotion de la Femme et du Planning familial et le ministère de la Santé, cet atelier de formation sur les méfaits des MGF est le premier d’une série qui vise également d’autres corps de métiers, dont, prochainement, celui des professionnels des médias et de la communication.

L’entreprise jouit du soutien financier de l’AGFUND, le programme des pays du golfe arabe pour le financement des organismes des Nations-Unies œuvrant pour le développement.

L’initiative de l’ADEPF s’inscrit dans un contexte national connaissant une légère baisse de la prévalence de l’excision chez les femmes âgées de 15 à 49 ans, selon les données des enquêtes PAPFAM de 2002 et de l’EDIM (2006) qui indiquent un taux de prévalence passant de 98% à 93,1%.

Une enquête scolaire de 2006 montre également que l’excision connaît une tendance à la baisse auprès des petites filles : 55% des filles de 7 ans et 14% des filles de 13 ans n’ont pas subi cette pratique.

Une précision toutefois : «si cela semble augurer une prise de conscience, en particulier au sein des communautés urbaines qui commencent à renoncer à l’excision, des couches très importantes de la population, notamment au niveau de zones rurales, continuent, cependant, à perpétuer cette pratique », souligne-t-on. (texte en entier).

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