Pour l’abolition des mutilations sexuelles

Publié dans Pour le droit au corps, un blog du NouvelObs, par, le 16 october 2011.

Censées amoindrir l’appétit sexuel par la diminution du plaisir, notablement appauvri chez l’homme, le plus souvent supprimé et même transformé en douleur chez la femme, les mutilations sexuelles sont nées à l’âge de pierre, chez les primitifs des moins vertueuses des sociétés polygames, incapables de trouver un autre moyen de prévenir l’inceste à la mère ou à la sœur, et l’adultère. 

Dans des sociétés plus évoluées, cette finalité, asservissant l’individu par la terreur en orientant les jeux de l’amour vers la reproduction, fut renforcée par le besoin de main d’œuvre et de soldats. Ainsi, la barbarie des mutilations sexuelles des jeunes gens (parfois dénommées “génitales”, improprement puisqu’elles respectent la reproduction) est destinée à inspirer à toute la famille terreur et soumission au groupe … //

… En particulier, on ne fera que renforcer la mentalité phallocrate commune aux deux sexes en s’attaquant aux mutilations sexuelles féminines de façon discriminatoire, sans s’attaquer en même temps à la circoncision. Cette dernière est un instrument particulièrement prégnant de la répression de l’autosexualité qu’on ne saurait autoriser aux filles en réprimant celle des garçons par la torture.

La mégalomanie sadomasochiste inconsciente ne recule devant rien ; elle se taille des quartiers de fausse noblesse dans la chair même de ses enfants. La race des se(a)igneurs est celle des bouchers de l’humanité et l’espèce humaine identique à elle-même quelle que soit sa couleur et ses (petites) différences. Pour dominer le monde, les obsessionnels et pervers sadomasochistes commencent par tenter de dominer leur monde, femmes et enfants d’abord, en niant l’enfance et la féminité en eux-mêmes derrière des prétextes de parade : leur “honneur”. Mais en prétendant se (?) dominer au prix d’une auto(?)-mutilation sauvage, ils trichent au jeu en instaurant des relations humaines fondées sur la séduction, le mensonge et la violence, jusque dans l’acte de la plus haute intimité, transformé en prouesse gymnastique au détriment de la communion des muqueuses. Ces relations s’accompagnent d’une pédophobie inconsciente qui fait de l’enfant un simple pion sur l’échiquier parental. Assez de ce scandale!
(le long texte en entier).

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