Les obstacles à l’application des droits de l’homme en Casamance

CONFLIT ARME, DEMOCRATIE ASPHYXIEE, PESANTEURS SOCIO CULTURELLES – Publié dans SudOnline.sn, par Moussa DRAME, Decembre 10, 2011.

La communauté internationale célèbre ce samedi 10 décembre la Journée mondiale des droits de l’homme. Ce coup d’oeil dans le rétroviseur atteste de la surveillance sentinelle des fondements juridiques qui organisent les relations entre hommes mais aussi entre Etats. Au Sénégal et dans la région de Sédhiou en particulier, l’application de ces principes de cohabitation pacifique se heurte à des contraintes majeures telles que le conflit armé, les entorses à la démocratie, les pesanteurs sociales entre autres.

A la tribune de défense des droits de l’homme, la démocratie est un indicateur fiable de performances dans la vie des nations. Elle s’identifie par la liberté d’expression des citoyens par des moyens légaux de communication sur des supports divers et variés. En son article 11 en date du 26 août 1789, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclame  je cite La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme: tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

Ces divergences de vues fondées sur les règles du jeu démocratique renforcent les débats d’idées à la place de l’expression de la force répressive à l’origine de la déstructuration du tissu social et économique dans nombre de pays.

Au Sénégal et dans les régions sud en particulier, l’exercice de ces missions se heurte à une crise armée avec des risques de représailles de la part d’individus par forcément identifiés sous le couvert d’une insécurité ambiante … //

… Des organisations de défense muettes:

Dans un tout autre registre, la surveillance sentinelle des droits de l’homme surtout ceux qui protègent les filles contre les mutilations génitales féminines, les mariages précoces et/ou forcés bute sur les pesanteurs sociales et culturelles encore très vivace la mémoire collective nonobstant les multiples activités de sensibilisation.

Pendant ce temps, les organisations de défense existent certes mais manquent de culture d’investigation et de dénonciation ou encore de délation à l’endroit des prédateurs de la liberté, une denrée indispensable à l’épanouissement de l’homme qui ne se nourrit pas que de pain.

Ce manque de dénonciation s’illustre dans le silence assourdissant que entoure très souvent des cas récurrents de grossesses précoces, de mariages précoces et/ou forcés, d’infanticide, de crime crapuleux notamment avec des propriétaires de bétail qui se plaignent des verdicts rendus en justice arguant que le voleur potentiel se retrouve très souvent dans la rue le lendemain de son incarcération; cette observation a été soutenue par un commandant de brigade lors d’une rencontre d’échange sur les cas de vol de bétail dans la région de Sédhiou.

Le combat pour le rayonnement des droits de l’homme est certes en cours dans la région de Sédhiou mais il progresse à un rythme qui n’augure point un effet immédiat ou à moins terme. (le texte en entier).

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