Assises nationales: Des participants font leur bilan

Publié dans Le Faso, Grégoire B. BAZIE, le 14 décembre 2011.

Les Assises nationales sur les réformes politiques … //

… Le fait d’avoir pu pendant trois jours échanger sur les points consensuels issus des travaux du CCRP et que nous ayons proposé de modalités de mise en œuvre, convenez avec moi, si vous étiez à ma place, ministre en charge des réformes, vous serez très content », s’est-il expliqué.  

Ram Ouédraogo, président du Rassemblement des Ecologistes du Burkina (R.D.E. BF) est presque sur la même longueur d’onde que Dr Yé quant à l’appréciation des acquis des assises et n’attend maintenant que l’application des propositions consensuelles pour en juger. Pour lui, il ne faut plus parler de l’affaire de article 37 qui semble désormais enterrée.

Le Larlé Naba, lui aussi est satisfait des conclusions des présentes assises. Raison de sa satisfaction : la constitutionnalisation du statut de la chefferie traditionnelle et coutumière. Mais, qu’est-ce que cela va changer à leur situation ? « C’est une reconnaissance de la part de la République de notre rôle dans la société, de ce que nous faisons en tant que chef coutumier. Nous n’allons plus travailler dans l’anonymat. Nous jouons par exemple un rôle important sur des questions comme la lutte contre les mutilations génitales féminines mais cela n’est pas vraiment reconnu et traité comme tel. Alors que des particuliers qui interviennent sur les mêmes questions sont considérées et rémunérées. Nous espérons qu’avec la constitutionnalisation de notre statut, les choses vont changer à notre faveur ».

Dr Mamounata Belem/Ouédraogo était des assises nationales. En y allant, elle avait quelques appréhensions, craignant que l’acquis obtenu au CCRP et relatif à la constitutionnalisation du genre ne soit remis en cause. Mais, sa peur s’est vite estompée avec la confirmation par les membres des assises de la constitutionnalisation du genre. Naturellement, elle salue, en tant que représentante de la société civile, les résultats de la rencontre.

Adam Boris Ouédraogo, président du conseil national de la jeunesse, fait également partie de ceux qui voient le verre à moitié plein au sortir des assises nationales sur les réformes politiques. Il est vrai, comme il l’a souligné, le fait de noyer la jeunesse dans le grand ensemble « société civile » n’a pas toujours favorisé une meilleure défense des intérêts des jeunes au présent forum. Mais, les représentants des jeunes ne sortent pas bredouille des assises nationales, avec la confirmation de l’institutionnalisation du Conseil national de la jeunesse qui va servir de véritable tremplin pour traiter des problèmes des jeunes. « L’on ne saurait rêver d’une meilleure tribune que ce cadre », a-t-il indiqué. (le texte en entier).

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