Mutilations genitales MGF: Le Sénégal veut accélérer l’abandon de l’excision

Publié dans Le Soleil online, par Serigne M. S. CISSE, le 4 janvier 2012.

Un Plan d’action national 2010-2015 pour l’accélération de l’abandon total de l’excision est en cours d’exécution, selon un document du ministère de la Petite enfance parvenu à notre rédaction. L’Etat du Sénégal veut encourager les populations à tourner le dos à cette pratique.  

Selon la dernière Enquête démographique et de santé de 2005, l’excision touchait 28% de la population féminine de 15 à 49 ans au Sénégal. Un chiffre qui témoigne de l’ampleur de ce problème de santé publique, de développement et de violation des droits des filles et des femmes … //

… Questions taboues:

Le ministre d’Etat a aussi noté que le Sénégal a pris l’option réaliste d’accélérer le processus vers l’abandon définitif de l’excision d’ici à 2015. «Ce Plan répond aux besoins exprimés par les communautés d’accélérer les activités et de mettre en place un cadre institutionnel pour leur durabilité. Il s’articule parfaitement avec le Document de stratégie de réduction de la pauvreté (Dsrp II) et les Omd», a-t-elle révélé. Préoccupée par l’intégrité physique de la fille et de la femme sénégalaises pour le respect de leurs droits et de leur dignité, Ndèye Khady Diop a souligné que la voie du succès passe par une action intersectorielle concertée des différents départements ministériels concernés par le fléau et le ministère chargé de la Famille y veillera fermement.  Le document mentionne que l’expression «Mutilations génitales féminines (Mgf)» désigne, selon l’Oms, toutes les interventions aboutissant à une ablation totale ou partielle des organes génitaux féminins pratiquée à des fins non thérapeutiques. La prévalence au niveau national cache de fortes disparités selon le lieu de résidence et l’ethnie. Il ressort des résultats de l’Enquête démographique et santé (Eds) de 2005, que les proportions de femmes excisées sont plus élevées en milieu rural (34%), qu’en milieu urbain (22%). Les autorités étatiques, les associations et les Ong ont développé des initiatives et stratégies d’intervention pour promouvoir l’abandon définitif de l’excision. Une évaluation externe du programme sera effectuée en 2015 au terme du programme. (le texte en entier).

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