Des leaders du Ganzourgou plaident pour l’abandon des MGF

Ganzourgou Province, Location in Burkina Faso – Publié dans Sidwaya, par Moïse SAMANDOULGOU, le 8 janvier 2012.

Le Groupe d’appui en santé communautaire et développement (GASCODE), a tenu vendredi 30 décembre 2011 dans la salle de réunion de la Maison de la femme de Zorgho, un atelier de plaidoyer sur les Mutilations génitales féminines (MGF).  

Organisé au profit des leaders administratifs, politiques, coutumiers et religieux de la province, il avait pour objectif de les amener à s’engager auprès de leurs communautés pour l’abandon de la pratique des MGF. Le discours d’ouverture de l’atelier a été prononcé par Mme le secrétaire général de la province, Bayala/Kambiré Clarisse, représentant le Haut commissaire … //

… C’est pourquoi, cet atelier organisé par GASCODE, a été salué à sa juste valeur par la Secrétaire générale de la province. Pour elle, « Cette journée doit permettre de mener des réflexions sur nos réussites, nos espoirs et surtout nos échecs et craintes ». Commencées en 2009 avec vingt deux (22) villages, les actions de GASCODE sur les MGF couvrent actuellement trente cinq (35) villages et vingt (20) associations et ont déjà touché plus de soixante mille (60 000) personnes par des sensibilisations. Le représentant du Directeur provincial de l’Action social et de la solidarité nationale (DPASSN), a alors fait une présentation de la situation des MGF dans la province. Il en ressort que malgré les actions menées, des cas d’excision ont été recensés dans la province en 2006, en 2010 et récemment en octobre 2011. Cette situation n’est pas hors du commun car, suivant la présentation de la situation au niveau national faite par Tiendrebéogo Saïdou, représentant le SP/CNLPE, la moyenne de prévalence de l’excision dans le pays est de 49,5%. Traumatismes physiques et psychiques, hémorragie, incontinence urinaire ou de selle, infection, difficultés d’accouchement sont entre autres conséquences qu’elle a énumérées pour la trentaine de participants, le tout appuyé par des photos inédites qui ont ébranlé les sensibilités. Les chefs coutumiers et les responsables religieux se ont défendus l’idée que la coutume et la religion soient le berceau de l’excision. La sensibilisation au genre, la mise des images visionnées à la disposition des villages, la sensibilisation pendant les CPN, l’organisation d’une campagne de dépistage des jeunes filles excisées suivie de sanctions de leurs parents sont quelques unes des actions que les participants ont alors proposées pour lutter contre la pratique des MGF. Pour Mme Clarisse Bayala/Kambiré, « cette lutte est un défi contre les violences exercées sur les femmes et les filles, la violation de leur droit de disposer de leur intégrité physique, de leur dignité humaine ». Elle a invité tout un chacun à « faire en sorte pour que la lutte soit un succès pour que justice leur soit rendue et que plus jamais elles ne vivent la peur, la hantise, l’horreur de se voir mutiler ». (le texte en entier).

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