Liberia. Une journaliste reçoit des menaces à cause d’une enquête

Publié dans Ouest France.fr, le 30 mars 2012.

Mae Azango, reporter au quotidien libérien Front Page Africa, a dévoilé au grand public un scandale d’initiation rituelle, impliquant des mutilations génitales. Elle fait aujourd’hui l’objet de graves menaces et doit se cacher.

Le 8 mars, elle publiait le témoignage d’une jeune femme, excisée à l’âge de 8 ans par des membres des Sandés, une société secrète féminine où les adolescentes sont préparées au mariage et où les mutilations génitales sont pratiquées comme rites d’initiation.  

Son article était illustré de photos de jeunes filles à peine « initiées » sortant de la forêt.

La sanction sera l’excision:

« Quelques jours plus tard, j’ai commencé à recevoir des appels téléphoniques, toujours anonymes. Une femme me reprochait d’avoir dévoilé leurs secrets, et que j’allais en payer le prix », explique la journaliste.

« Je ne faisais que mon travail, mais aujourd’hui j’ai de gros ennuis ». La punition pour ceux qui ont trahi ce secret, subir le même rite d’initiation, « que vous le vouliez ou non ». « Ils me cherchent depuis des semaines maintenant. Ils sont allés au journal, chez moi. Le pire est qu’ils ont tenté de prendre ma fille de force pour l’exciser ».

Les ONG se mobilisent: … //

… Une pratique encore courante:

Les mutilations génitales sont encore un thème tabou au Liberia et il est très difficile de collecter des données exactes sur le sujet. Présentes dans toute cette partie d’Afrique de l’Ouest, les sociétés secrètes sont toujours bien implantées dans les zones rurales du Liberia, malgré l’impact de la guerre civile sur ces communautés. (le texte en entier).

Même article: dans Guylainmoke’s Blog, dans L’Express, dans L’Orient, Le Jour.com, dans ELLE.

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