Lutte contre l’excision: des efforts restent encore à fournir en Guinée

Publié dans GuineeNews, par Makalé Soumah, le 9 Fevrier 2013.

… En Guinée, près de 96 pour cent des femmes sont victimes de l’ablation partielle du clitoris. C’est pourquoi, une loi a été votée et signée depuis le 10 juillet 2010, sous l’ère du Président Feu général Lansana Conté sur la santé de la reproduction y compris la mutilation génitale féminine. Une loi qui, à cause des peines trop lourdes proposées telle que la peine de mort pour les contrevenants, devait être transformée en arrêté d’application de la loi par rapport à la MGF.  

C’est dans ce cadre par exemple qu’un travail a été fait avec beaucoup de départements, sur les normes sociales, selon la directrice nationale de la promotion féminine. Aux dires de Mme Diaby Mariam Sylla, avec le département de la Communication, il est question de ne pas faire de publicité encourageant les mutilations génitales féminines.

En plus de cette loi, le code pénal et le code de l’enfant parlent aussi de sanctions spécifiques. Des codes qui existent mais qui ne sont pas du tout appliqués.

Sur le territoire existent aussi des ONG qui axent leurs actions sur la sensibilisation pour des fins de prises de consciences des populations. C’est le cas du CEPETAF qui a œuvré pour le dépôt de couteaux des femmes exciseuses, il ya peu en Haute Guinée. Des femmes qui avaient à l’époque juré de ne plus pratiquer l’excision dans leurs différentes localités.

Ces femmes avaient avancé comme motivation de leur acte, le contrôle de la sexualité féminine, la purification des femmes excisées au sens esthétique et religieux et surtout leur préparation à la procréation. Mais, elles oubliaient que leur acte a des conséquences néfastes sur la santé et même la vie des filles excisées.

Cet acte, selon beaucoup de personnes, est purement et simplement une atteinte à la liberté de la femme de disposer de son corps et de sa sexualité. On parle de complications pouvant induire à la stérilité, des douleurs atroces à l’accouchement pouvant même déboucher sur la mort.

Malgré tout, en Guinée et surtout à Conakry, le phénomène de l’excision existe toujours. Même si la pratique connait une progression dans la Capitale contrairement aux villes de l’intérieur du pays, selon une enquêté menée en 2011 par Population Service International, PSI … //

… (le texte en entier).

Links:

JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE L’EXCISION, publié par Ednancy, le 6 Février 2013,
with a video: a father stands up for his daughter, 1.04 min;

Pour l’abandon de l’excision: la journée du 6 février 2013, dans Le Féminin l’emporte, par Emelire;

Excision au Mali: La pratique résiste au temps, dans Afrique en ligne.fr, par Khadydiatou Sanogo, le 05 Février 2013.

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